Histoire de la Ville
Escapade à Mantes-la-Jolie

Mantes médiévale, Mantes royale
La première mention connue de Mantes apparaît au début du IXe siècle. Son nom est issu d’autres formes anciennes Mantela, Mentula ou encore Medenta. Dès le Moyen-Âge, Mantes fut une cité florissante, un haut lieu stratégique qui trouve son essor grâce à un port commerçant actif, situé entre Paris et Rouen. L’histoire de la ville est étroitement liée à celle des rois de France. L’édification de la commune de Mantes s’officialise par la signature d’une charte en 1110 par le roi Louis VI, octroyant à la ville une certaine autonomie.
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Au 16ème siècle, les guerres de religions n’épargnent pas Mantes. Pour assurer sa défense, Mantes se dote alors de nouveaux remparts pour résister aux assauts des ennemis.
Mantes-la-Jolie conserve encore une partie de ses remparts, notamment la porte au Prêtre, et plusieurs monuments remarquables, tels que la Collégiale Notre-Dame, l’Église Sainte-Anne de Gassicourt ou encore le vieux pont de Mantes (XIe siècle), immortalisé par le peintre Jean-Baptiste Camille Corot.
Une escale royale incontournable
Plusieurs hôtels particuliers datant des 17ème et 18ème siècles sont encore présents dans la rue Baudin. Les corps principaux de ces hôtels, situés entre cour et jardin avec ailes en retour, reprennent le modèle des hôtels parisiens du Marais et montrent l’importance et le dynamisme de la ville. Lors de son grand périple de 1645, Louis XIV et Anne d’Autriche s’arrêtent quelques jours à Mantes et logent à l’Hôtel Mornay.
Gassicourt, un ancien village rural
Avant de devenir le quartier résidentiel d’aujourd’hui, Gassicourt est un village dédié à l'agriculture. Au cœur du village se tient l’ancienne église du prieuré clunisien Saint-Sulpice : l’église Sainte-Anne, classée monument historique en 1862. La commune de Gassicourt fusionne avec Mantes en 1930 et la nouvelle commune s'appelle Mantes-Gassicourt jusqu'en 1953 où elle devient Mantes-la-Jolie.
Mantes au temps de la révolution industrielle
Au fil des siècles, la ville ne cesse de se développer, de se transformer et de prospérer notamment avec l’arrivée du chemin de fer au XIXe siècle. La ville sort de ses remparts et commence son expansion en annexant des territoires voisins. L'industrialisation entraîne une forte croissance démographique et la ville grandit rapidement. En 1896, l’industrie est représentée par des moulins, une tannerie, une fabrique de brosses à balais, une fabrique d’instruments de musique. A Gassicourt, l’usine principale est la Papeterie Braunstein et Frères, et emploie pas moins de 200 ouvriers.
Mantes entre dans la modernité
Le 20ème siècle inscrit résolument Mantes dans l’ère de la modernité grâce à l’intervention de grands urbanistes et architectes sur son territoire, comme Raymond Marabout et Raymond Lopez. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ils contribuent durablement à la transformation de la ville avec l’émergence de l’un des plus grands quartiers urbains de France « Le Val Fourré »
Mantes-la-Jolie, une ville entre nature et architecture
De nouvelles architectures ont émergé ces dernières années et ancrent résolument Mantes-la-Jolie dans le XXIe siècle : le Conservatoire à Rayonnement Départemental, le centre nautique Aqualude ou encore la spectaculaire passerelle sur la Seine, complètement dédiée aux mobilités durables.
Les bords de Seine offrent aux Mantais un espace de promenade, de pistes cyclables, de plantations et d’aires de jeux long de près de 15 kilomètres. Embellis et protégés, ils offrent une aire de loisir et de détente exceptionnelle.
Blason de la Ville
« Mantes unit au chêne des Dieux, le lys du Roi sur la bannière.
Ils la protégeront tous deux, car tous deux elle révère. »
Sans dire un mot, le blason de la Ville parle pour elle. Mémoire vivante de Mantes-la-Jolie, il traverse les siècles et s'affiche partout : bâtiments municipaux, documents officiels, plaques de rues... Derrière ses formes et ses couleurs se cache l’identité profonde de la Ville.
Un blason, bien plus qu’un décor
Contrairement à ce que l’on imagine parfois, le blason n’est pas un motif purement décoratif, mais relève d’un langage codifié né au Moyen Âge : l’héraldique ou la science des armoiries. À l’origine, ce système répondait à un besoin très concret : distinguer les chevaliers dissimulés sous leur armure. Les motifs qu’ils arboraient devenaient alors leurs '' armes '', leurs signes distinctifs.
Rapidement, ces armoiries quittent les champs de bataille pour devenir des emblèmes adoptés par des familles, des régions, des villes…
À Mantes-la-Jolie, les premières traces d’armoiries remontent elles aussi au Moyen-Âge. On les retrouve notamment sur des sceaux municipaux, témoignant d’une volonté déjà ancienne d’afficher ce qui fait la singularité de la Ville.
Une demi-fleur de lys a été ajoutée en 1449 par le roi Charles VII pour remercier les Mantais de leur aide dans la lutte contre les Anglais.
Le Chêne rappelle les importantes forêts de chênes qui couvraient les environs. Symbole de l’amour et de la fidélité.
Sa devise '' Mantes unit aux chênes des Dieux, le lys du Roi sur la bannière. Ils la protègeront tous les deux car tous les deux elle les révère. ''

Sceau datant de 1307, représentant : une demi-fleur de lys et une branche de menthe.
Ce choix n’a rien d’anodin : au Moyen Âge, les jeux de mots visuels étaient très appréciés, et la menthe (dont le nom évoque '' Mantes '') en était un parfait exemple. Au fil des siècles, ces feuilles stylisées évoluent. Elles se transforment progressivement en feuilles de chêne ornées de glands, motifs qui deviendront emblématiques des armoiries de la Ville.
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Pour les véritables curieux ou les chercheurs, le service des Archives Municipales rassemble aussi de nombreux documents sur l’Histoire de la ville.