Les Cours Oasis

Le projet "Cours Oasis" a pour objectif la végétalisation des cours d’écoles. Il permet le développement des surfaces vertes et de désimperméabiliser leur sol. Ce projet Oasis (pour désigner : Ouverture, Adaptation, Sensibilisation, Innovation, Solidarité) permet de réduire les fortes températures en période estivale et donc de protéger naturellement les enfants des rayons ultraviolets du soleil.

Centré sur une démarche durable et écologique, les Cours Oasis font parties du  Plan Vert mené par Mantes-la-Jolie. Ce dernier part d’un constat qui met en évidence le taux de pollution important ainsi que des variations de température de 1 à 8 degrés causés par les îlots de chaleur.

Cela a des conséquences non négligeables sur la santé et met en exergue les inégalités sociales et d’éducation. Pour tenter de remédier à ces problématiques, un renforcement et une optimisation des espaces verts, déjà présents à hauteur de 35% au sein de la commune, ont été décidés.

Des réaménagements des espaces publics et une végétalisation des rues et quartiers sont prévus, comme l’augmentation des espaces de pleine terre ou la plantation d’arbres de haute tige

Une action qui permettra de jouer un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité et de l’amélioration de l’environnement urbain.

POURQUOI RÉALISER DES COURS OASIS ?

Selon plusieurs études scientifiques menées à ce jour par Météo France et selon plusieurs données du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), notre ville pourrait connaître le climat d’une ville du sud de l’Espagne en saison estivale d’ici 2050, c’est-à-dire un climat aux vagues de chaleur fortes et répétées.

En effet, l’agglomération Parisienne pourrait connaître 22 jours où le thermomètre dépassera les 30 °C en 2050. Cela correspond à 2 jours sur 7 en période estivale.

À QUELS TYPES DE CHANGEMENTS S’ATTENDRE POUR NOTRE VILLE ?

Si nous maintenons la trajectoire actuelle, la température va continuer d’augmenter provoquant plusieurs conséquences à l’échelle locale :

  • Une augmentation des vagues de chaleur (quasi doublement des jours supérieurs à 30°C) ;
  • Des nappes phréatiques desséchées ;
  • Des plantes et arbres qui vont mourir car non adaptés à ces vagues de chaleur et un sous-sol trop sec pour y puiser de l’eau
  • Des îlots de chaleur urbains (ICU) de plus en plus forts qui vont rendre les villes très inconfortables pour leurs habitants
  • Les plus fragiles d’entre nous, dont les enfants, vont souffrir de ces vagues de chaleur. 
     

QU’EST CE QU’UN ÎLOT DE CHALEUR URBAIN ?

Un îlot de chaleur urbain est la manifestation climatique la plus concrète dans l’agglomération parisienne. Elle se manifeste par exemple par un excédent moyen supérieur à 3°C pour les valeurs nocturnes.

COMMENT LES VILLES DU SUD FONT-ELLES FACE À DE TELLES TEMPÉRATURES ?

Pour s’acclimater à ce changement, nous avons observé l’adaptation de certaines villes du sud : elles ont aménagé leur extérieur de sorte à que les rues soient plus ombragées et offrent des espaces de rafraîchissement.

Il y a plus d’espaces végétalisés, peu d’enrobé noir et beaucoup plus de surfaces claires (pierre, granit…) qui permettent de renvoyer la chaleur plutôt que de l’emprisonner au sol. 

Quelles sont les actions à mener pour adapter notre ville ?

  • Renaturer ou désartificialiser les sols ;
  • favoriser l’infiltration des eaux de pluie dans le sol ;
  • végétaliser la Ville ;
  • réintroduire l’eau dans un cycle naturel ;
  • penser les aménagements en fonction du soleil et du vent (conception bioclimatique).

​​​​​​​LE RÔLE DES ARBRES DANS LE RAFRAÎCHISSEMENT DE L’AIR

Selon les stratégies d’aménagements urbains, on peut obtenir une baisse de 0,5°C à 2°C.

Combinées à une végétation maximale il est possible d’atteindre jusqu’à -3°C localement.

 

LA NATURE EN VILLE EST UNE SOLUTION POUR S’ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE 

Des différences frappantes de températures :

CONCERTATION : PARENTS, DIRECTRICES ET ENFANTS

La conception d’une cour OASIS s’appuie avant tout sur la concertation :

Compte tenu de cette démarche, la Ville a mis en place plusieurs réunions de présentations pour les parents, ainsi que les professeurs et directrices des écoles maternelles et primaires.

Ensemble, un diagnostic d’usage de la cour a été établi et pris en compte les besoins exprimés par les enseignants.

Les écoles occupent une place importante dans la vie des enfants, cela suffit à justifier que l’on cherche à connaître leur point de vue sur les lieux où ils apprennent, jouent, bavardent et mangent.

Un atelier avec les enfants a été organisé : la sensibilisation aux enjeux climatiques et l’apport de référence ont permis de matérialiser leurs intuitions. Les élèves ont ensuite formulé des propositions pour les aménagements futurs grâce à des photos de références.

Dernière étape : dessiner leur cour d’école idéale.