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Culture  puce Patrimoine  puce L'Hôtel de Ville

 

L'Hôtel de ville

L’Hôtel de Ville, tel qu’il se présente aujourd’hui, est devenu une architecture « banale » presque ordinaire aux lignes géométriques prononcées. Avec les tous récents aménagements urbains de la rue Gambetta, il est précédé d’une placette ouvrant sur sa partie la plus ancienne, c'est-à-dire bâtie à la Reconstruction d’après guerre. Lors de l’ouverture de cette 1ère partie (1951-1952), il s’agit encore de l’Hôtel de Ville de Mantes-Gassicourt (photo de la sculpture) commune sinistrée à 52% par les bombardements de 1944.



Texte de la plaque commémorative de l’événement :
« Aux 513 victimes militaires et civiles de la guerre 1939-1945 pour perpétuer leur souvenir et rappeler le lourd tribut de la Ville de Mantes-la-Jolie à la libération du territoire ».
C’est pour remplacer une maison commune disparue (et située sur un tout autre emplacement, à proximité de l’actuel place Goujon) que cet édifice est bâti avec des matériaux tels que le béton armé, le béton translucide (appellation des pavés de verre) et la pierre du Beauvaisis.

La première partie (inaugurée le 6 décembre1951)
Architectes : R. Gravereaux, R. Marabout et R. Lopez assisté d’Henri Longepierre
Le nouvel emplacement proposé par R. Lopez avait l’avantage d’être visible depuis les trois principales artères de la ville : av. de la République, rue Nationale et rue Gambetta.

Établi sur 4 niveaux, ce « Centre administratif » accueille plus que les services municipaux d’une commune d’alors 15 000 habitants.
- Au rez de chaussée, étaient disposés dans un vaste hall public, les services de renseignements, l’Etat-civil, les élections, le service militaire et la recette municipale.
- Au 1er étage, « le balcon de circulation et d’attente » desservait des services municipaux et départementaux.
- Au 2ème étage, étaient installés divers services régionaux et les contributions indirectes.
- Au sous-sol, éclairé par une cour anglaise à faible pente gazonnée, étaient aménagées une salle d’exposition et des salles de réunions.

La salle du conseil était provisoirement installée dans un vieil hôtel contigu (l’hôtel Brieussel- Bourgeois) qui sera ensuite démoli. Longtemps, le conseil s’est ensuite tenu dans le hall central.
Ce « Centre administratif » aurait dû constituer la première étape d’un vaste ensemble comprenant un centre commercial, une salle des fêtes, deux immeubles d’habitations., au rez-de-chaussée desquels été logés les services de l’EDF, du GDF et des PTT. Tout cet urbanisme avait été réalisé par Raymond Lopez, architecte.

La seconde partie (inaugurée le 14 octobre 1972)
Architectes : Rémy Lopez (fils de Raymond) et Henri Longepierre
Début des travaux en novembre 1969
Cet agrandissement de l’Hôtel de Ville correspond à l’augmentation de population à Mantes-la-Jolie qui approche déjà les 40 000 habitants. L’emplacement de cette nouvelle aile aux belle dimensions (longueur : 75 m ; largeur : 16 m) se fait côté parc Brieussel-Bourgeois avec l’idée que l’entrée latérale serait d’autant plus visible lorsque l’aménagement plus large (qui prévoyait la démolition de maisons et immeubles sur l’avenue de la République) serait finalisé. Cela ne s’est pas produit. L’entrée de l’Hôtel de Ville sera à nouveau restituée (prochainement) sur son accès de 1951.



De plus, « le nouvel Hôtel de Ville aux lignes modernes » selon l’expression de Jean-Paul David a reçu une décoration soignée avec le concours de deux décorateurs : Philippe Boisselier et Claude Decaster.
Le choix des revêtements (dont plusieurs sont toujours en place) comme les parois minérales de la salle du conseil ou de la salle des mariages en travertin marque un certain signe de contemporanéité. Blanc éclatant dans la salle des mariages, des sols aux fauteuils des mariés (sièges « tulipe ») sous l’œil d’une Marianne en bronze signée Saupique.
Le choix du mobilier pour ces espaces prestigieux, s’est fait dans des lignes très modernes toujours très actuelles. Des sièges de Marcel Breuer (cuir, acier), des tables vitrées, ajoutent encore de la modernité dans les lieux.
« Maison de verre, transparente, aérée, lumineuse, sa conception d’ensemble, la justesse de son échelle en font une réussite, la preuve que l’architecture aujourd’hui sait être chaleureuse, même s’il s’agit de bâtiments administratifs. »
Extrait de l’article paru dans Connaissance des arts, n°252, février 1973 (pp.56-60) de Robert-Jean Vinson « Allez voir à Mantes la mairie la plus jolie de France ».

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