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Nouveaux Mantais : Faites-vous connaître par mail : contact@manteslajolie.frLe Musée de l'Hôtel-Dieu est actuellement fermé pour travaux. Réouverture prévue au 2e semestre 2018.
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Culture  puce Patrimoine  puce Les réserves du Musée

 

Le Musée de l'Hôtel-Dieu, ouvert au public en 1996 et  inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques,   ne présente pas l’intégralité de ses collections au public, ses espaces propres  ne comportant qu'une petite réserve de 30 m2.

Au vu de la richesse et de la diversité des collections  conservées au Musée,  leur regroupement en un seul lieu unique et spécialement dédié s'imposait donc de manière évidente, pris de surcroît dans un contexte et une volonté plus large  d’aménagement et d’extension du Musée.

La disponibilité d'un volume situé au sous-sol du bâtiment dit « le Cube », dans le cadre de l'opération de restructuration du Centre Commercial Mantes Il au Val Fourré, a offert, en 2000, l'opportunité de créer ces réserves.

Un programme d'aménagement a donc été élaboré en  répondant aux grandes fonctions suivantes:

-         une zone de manipulation

-         une zone de réserves

-         des espaces de travail interne

-     des espaces de travail ouverts au public: une salle pour les universitaires et chercheurs, et une salle pédagogique permettant au Service des Publics du musée d'étendre ses activités aux collections conservées en réserves (visites, ateliers).

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Considérations techniques concernant le bâtiment

La réhabilitation du sous-sol du Cube en réserves muséales a été menée, pour le suivi scientifique,  en concertation avec la Direction des Musées de France. Une mission de conseil a notamment été confiée au CRMF (Centre de recherche et de restauration des Musées de France), qui a émis des préconisations en matière d'élaboration du planning d'aménagement et de stockage des œuvres.

Le coût total de l'opération s'élèva à 789 586 € et fit l'objet d'un financement croisé (Fonds européens, État, Collectivités).

Les travaux, qui ont duré 12 mois, ont démarré en octobre 2004, avec livraison en juillet 2005 pour le bâtiment des réserves du musée et en octobre 2005 pour l'ensemble du site (réserves musée, réserve ville et galerie technique).

L'espace des réserves compte 846 m2

Son aménagement a été confié au cabinet d'architecte 1D111 (Francis Gallois-Montbrun et Frédéric Ladonne).

Par sa sobriété, le traitement architectural restitue l'aspect industriel du programme (peinture de sol, mur en parpaing) rehaussé de certains éléments (murs colorés - plafonds acoustiques sur les espaces de travail utilisation de la signalétique)

La grande hauteur existante (4,70 m) a été utilisée pour créer une mezzanine technique partielle regroupant l'ensemble des installations climatiques.

Les volumes sont déployés de la façon suivante:

-         une réserve ville

-         une zone accessible au public constitué d'une salle d'études et de deux ateliers pédagogiques

-         une zone de réserves (collections du musée)

La zone dédiée au musée s’organise autour d'un hall central et comprend :

- Une bande active regroupant les espaces de travail sur les collections (atelier de restauration, salle d'études)

- Deux ateliers pédagogiques, dont un espace polyvalent utilisé par le musée à la fois comme salle de montage pour les futures expositions, espace de restauration et salle de travail sur les collections archéologiques.

Ces salles permettent de recevoir également des groupes et de leur proposer des activités autour des collections.

- Une zone de stockage des collections

Cette zone  est articulée en 7 salles indépendantes. La disposition des locaux et la répartition des collections ont été  pensées en fonction de la sensibilité de chaque collection, de la compatibilité des matériaux entre eux et des contraintes de manipulation.

La totalité des réserves est équipée d'un mobilier adapté au stockage des collections patrimoniales. Ce mobilier est spécifique à la nature des œuvres: les tableaux sont stockés sur des grilles coulissantes d'une hauteur de 4 mètres, tandis que les collections lapidaires peuvent être déposées sur des rayonnages ou sur des palettes, en fonction de leurs dimensions ou de leurs poids.

Cet espace répond à des exigences strictes en matière de conservation des œuvres: température, hygrométrie, luminosité etc. ... y sont contrôlées en permanence. De nombreux capteurs-enregistreurs électroniques ainsi que des appareils de régulation d'appoint (humidificateurs, déshumidificateurs) permettent de veiller à la stabilité du climat.

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Compositions des collections du Musée

Ses collections se caractérisent essentiellement par leur éclectisme: peintures, dessins, gravures, sculptures, mobilier, importante série de céramiques, mais aussi collections archéologiques, ensembles lapidaires et objets de curiosité.

Quelques 2500 pièces se répartissent ainsi:

- Arts graphiques (dessins, estampes) et peintures                               33%

- Arts du feu: céramique (principalement faïences), verre                      32%

- Objets d'art: orfèvrerie, ébénisterie, ivoires, bronze, vitraux    17%

- Archéologie: céramique, métaux, verre, faune                                      9%

- Sculpture                                                                                           6%

- Meubles meublant                                                                              1,81%

- Ethnographie                                                                                       0,88%

Comptant des œuvres et objets d'art classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, les collections rassemblées dans ces réserves sont issues des anciens musées Duhamel et Mesnil ainsi que de la collection Deschamps.

Collection Duhamel :

Le 10 juillet 1906, était enregistrée par un notaire, l’acceptation de la donation de leur musée faite à la Ville de Mantes par Monsieur et Madame François-Victor Duhamel, oncle et tante de l’écrivain Georges Duhamel. Formée autour des libéralités et souvenirs réunis au gré des nombreux voyages en Europe, Afrique du Nord et Asie Mineure de la famille Duhamel, la collection composite rassemblait des objets de nature diverse appartenant aux domaines des beaux-arts et des arts décoratifs, dont une importante collection de céramique (terre cuite, faïence, porcelaine) française, européenne, méditerranéenne et extrême orientale, des oeuvres peintes et gravées, des objets d’arts variés et du mobilier de différents styles et époques. Afin de la déployer et de la présenter au public, les Duhamel avaient fait ériger en 1906 par l’architecte Maurice Nalet, dans le square Brieussel, un pavillon de style Louis XVI : le musée Duhamel. À sa fermeture en 1940, pour fait de guerre, les collections furent mises en caisse afin d’échapper au danger des bombardements puis intégrèrent les collections du musée de l’Hôtel-Dieu

Collection  Mesnil : 

Destinée à être transférée et présentée dans l’hôtel particulier légué à la Ville, fin 1901 ou début 1902 par Madame Brieussel, hôtel situé entre la rue Gambetta et la rue de Lorraine (emplacement de l’actuel Hôtel de Ville), la collection à vocation scientifique réunie par Auguste- Alexis Mesnil, instituteur en retraite et maire-adjoint, composée de pièces géologiques, paléontologiques, minéralogiques, botaniques et de spécimens d’archéologie préhistorique régionale et autres, avait donné lieu en mai 1892, à la création du musée Mesnil. Les travaux d’aménagement de l’hôtel Brieussel étant trop onéreux, ce projet fut mis en attente. Dès 1909 toutefois, cette collection a été transportée au musée Duhamel. Une partie de ce fonds a permis la création d’un musée pédagogique destiné aux élèves et enseignants des écoles de Mantes .

Avant d’être regroupées au sein des réserves, ces collections se trouvaient depuis plusieurs décennies entreposées dans une dizaine de lieux différents, inadaptés à leur bonne conservation comme à leur étude en vue d'une mise en valeur future.

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