FLASH INFO
Nouveaux Mantais : Faites-vous connaître par mail : contact@manteslajolie.frLe Musée de l'Hôtel-Dieu est actuellement fermé pour travaux. Réouverture prévue au 2e semestre 2018.
english flag

Culture  puce Patrimoine  puce Les hôtels particuliers

 

Les hôtels particuliers

Les corps principaux de ces hôtels, situés entre cour et jardin, avec ailes en retour jusqu’à l’alignement, reprennent le modèle des hôtels parisiens du Marais. Les propriétés côté pair avaient un accès (conservé pour certaines) sur la rue Gâte-Vigne.


Hôtel Mornay (n°1 rue Baudin, angle avec rue Notre-Dame)

Protection au titre des Monuments historiques : inscrit depuis le 27 janvier 1948
Après franchissement du grand portail d’entrée, on arrive dans une cour où règne une belle harmonie des façades. L’hôtel particulier (aujourd’hui résidence privée) rebâti en partie au début du XVIIIe siècle, se compose d’un corps principal prolongé par deux ailes en retour d’un niveau moins élevé. Il est constitué d’une série de fenêtres et portes-fenêtres inscrites dans des embrasures en arcade au rez-de-chaussée. Elles sont ornées de mascarons à figure humaine. Surmontant l’accès principal, un fronton porte l’allégorie de la justice. A l’intérieur se trouve un superbe escalier.

Comme il est rappelé dans l’ouvrage Lorsqu’Henri IV régnait à Mantes (de François Gerber), le roi décida d’installer à Mantes son gouvernement après la victoire d’Ivry le 14 mars 1590. Ce choix stratégique s’explique car la ville fortifiée de Mantes permettait d’interrompre la circulation sur la Seine et l’approvisionnement des ligueurs qui détenaient respectivement les villes de Paris et de Rouen ; de plus Mantes se trouvait à égale distance des villes de Pontoise, Dreux, et à proximité de Chartres, restées possessions des ligueurs. Par ailleurs, un autre élément expliquait ce choix de Mantes : la plupart des conseillers d’Henri IV étaient natifs de la région. C’était le cas de Maximilien de Béthune, futur duc de Sully (né à Rosny), ainsi que de Nicolas de Sancy, seigneur de Maule et de Philippe Duplessis-Mornay. Ce dernier (né au château de Buhy dans le Vexin en 1555) aurait demeuré dans cet hôtel lorsqu’il séjournait à Mantes et il lui aurait laissé son nom. Une autre hypothèse est envisageable : la présence à Mantes du comte de Mornay pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle dans cet hôtel appartenant à son épouse.

Lors de son grand périple de 1645, durant lequel il traverse toute la France, Louis XIV, accompagné d’Anne d’Autiche, s’arrête quelques jours à Mantes. L’ensemble de la cour est logé rue Baudin. Louis XIV loge à l’hôtel Carsillier (n°6 de la rue Baudin), le frère du roi loge au n°8 et Anne d’Autriche dût loger dans l’hôtel Mornay.

En 1710, l’hôtel a été rebâti en grande partie ; la porte d’entrée, qui est toujours visible aujourd’hui, date de cette époque. A ce moment, il devient le siège du baillage de Mantes et Meulan. C’est là que le bailli, responsable de sa juridiction, rendait la justice : « La Justice et la Balance » qui orne encore le fronton au-dessus de la porte d’entrée principale de la façade intérieure, en est encore le signe évident.

 

Devenu un temps pensionnat de jeunes filles (19e siècle) puis école privée Saint-Louis, l’hôtel fut racheté à l'évêché par la SCI Villa Mornay, en 1999. Celle-ci décida en 2000 de le restaurer et d’y aménager 13 appartements. Une deuxième tranche devait construire 12 nouveaux appartements dans une aile ajoutée. Ce projet reste actuellement en attente.

Hôtel Carsillier (n°6 rue Baudin)
Protection au titre des Monuments historiques : inscrit depuis le 2 février 1948 (porte cochère)

Cet hôtel particulier porte le nom d’une ancienne famille mantaise qui posséda cette demeure dès sa construction au XVIIIe siècle. Son plan est établi autour d’une cour entourée de hauts murs à laquelle on accède par un portail d’entrée monumental et une porte cochère. On peut lire sur celle-ci le nom de Dernet et l’année 1754.
L’hôtel possède un étage percé de croisées à guillotine et d’œil-de-bœuf sur le toit couvert de tuiles plates. Un cadran solaire monumental décore la partie supérieure de l’aile en retour.

Hôtel (n°10 rue Baudin)

Protection au titre des Monuments historiques : inscrit depuis le 9 juin 1977 (façades et toitures)
Au numéro 10, subsiste un ancien hôtel en forme de « T » à deux entrées sur façade, dont l’une donne sur la rue Gâte-Vigne. Ses deux belles façades sont ornées de masques sculptés représentant les différentes saisons et sont agrémentées de mascarons au rez-de-chaussée surmonté d’un fronton au-dessus des portes d’entrée. A l’intérieur se trouve un bel escalier spacieux de même configuration qu’à l’hôtel Mornay (numéro 1).

Les titres de propriété de cet important immeuble situé 10 et 12 rue Baudin, et 13 rue Gâte-Vigne, comportent 36 pages de vieux parchemins avec des cachets, de 1657 et 1808, attestant les ventes successives. Les actes sont ornés de prestigieuses lettrines faites à la plume d’oie et d’impressionnants paraphes de signatures.

Un petit séminaire du diocèse est installé en 1823. Il sera remplacé après la Révolution de 1830 par un collège de garçons : l’institution de l’abbé Rousseau, qui bénéficiait d’une grande renommée, qui ferme en 1886. Par la suite, M. Lefevre-Safly y fonda une distillerie qui fonctionna jusqu’en 1944.

Les façades, les toitures, le portail d’entrée, l’escalier en pierre avec sa rampe en fer forgé et l’escalier en bois avec sa rampe à balustres sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 juin 1977.

haut de page

SUIVEZ NOTRE ACTUALITÉ SUR...